Ces croyances qui nous limitent

Ces croyances qui nous limitent

Dans ce court article, je voudrais aborder un certain type de croyances propre à beaucoup de gens. Le concept de la « présupposition absolue  » est au centre de cette discussion. (Le terme a été inventé par le philosophe britannique RG Collingwood, dans un contexte quelque peu différent . )

Qu’est-ce qu’un présupposé absolu ? En ce qui nous concerne, dans le contexte du blog Acteur de sa vie , nous pouvons définir le présupposé absolu comme une déclaration qui est nécessairement, incontestablement vrai. Il ne peut pas exister des circonstances dans lesquelles ce présupposé peut être faux.  » Deux plus deux font quatre » est une déclaration de ce genre .  » Si vous jetez une balle en l’ air , elle va retomber sur Terre.  »
Les présupposés absolus sont des déclarations que nous acceptons comme vraies si notre monde doit faire sens pour tout un chacun.

Cependant, comme nous le verrons dans un instant, parfois, il peut nous arriver de confondre une croyance avec un présupposé absolu … alors que cette croyance est tout sauf un présupposé absolu!
Là où ce concept est intéressant, c’est lorsque nous rencontrons des difficultés dans notre vie. Que ce soit dans les affaires, les arts , les sports, votre vie personnelle, quoi que soit, si vous remarquez une difficulté, il y a très certainement une croyance limitante derrière tout ça.

Au Moyen Age, les gens croyaient lorsqu’ils naviguaient, que s’ils franchissaient la ligne de l’horizon, là où la mer et le ciel sont réunis , alors ils allaient tomber du bord de la planète! Pourquoi ? Parce qu’ils croyaient que la Terre était plate . Ils ne pouvaient pas imaginer qu’il pouvait en être autrement parce qu’ils n’avaient pas connaissance des lois de la gravité et de la physique – une Terre ronde était simplement inconcevable . «La Terre est plate », était un présupposé absolu, et chaque personne qui était vivante sur la surface de la terre croyait que c’était vrai . Belle croyance limitante dans l’exploration de la planète n’est-ce pas?
J’imagine les marins d’alors, qui devaient se dire des choses du genre « c’est impossible d’aller plus loin que… » et se mettaient des limites avant même de partir!

De même, à un moment donné on croyait qu’il était simplement impossible de courir le 100 mètres en moins de 10 secondes. Personne ne pouvait le faire. Sauf qu’un jour, Jim Hines a couru le 100 mètres en 9 S 98! ouvrant la porte à de nombreux autres athlètes.

Ces exemples précédents vous feront peut-être sourire, mais sachez qu’il existe des croyances dans votre propre vie qui sont semblables à  » la terre est plate  » et  » . C’est impossible pour un être humain de courir le 100m en moins de 10 secondes »

Ces croyances sont ce qui nous retiennent d’exploiter notre potentiel au maximum. C’est vrai, pourquoi se lancer dans un objectif si nous sommes déjà persuadés que nous n’y arriverons pas! . Nous mettons en place les obstacles et les entraves en prenant pour acquis ces sacro-saintes croyances. Combien de fois les remettons-nous en questions?
En identifiant ces croyances , et en examinant comment nous pourrions nous libérer des contraintes qu’elles nous imposent, nous commençons à faire des progrès incroyables dans tout ce que nous voulons faire.

croyance limitante, non?

Pour citer Mark Twain « Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait »

Quelles pourraient-être d’après vous, vos principales croyances limitantes? N’hésitez pas à m’en faire part dans les commentaires!

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Comments

  1. says

    Bonjour

    Il n’y a pas loin entre « présupposé absolu » et « postulat » car je crois comprendre que le présupposé absolu ne s’appuie pas nécessairement sur une démonstration.
    Pourquoi alors un nouveau terme ? (il est vrai que « postulat » relève a priori du vocabulaire scientifique)

    Les croyances limitantes sont-elles des bloquages mentaux, voire des préjugés, ce que ne sont pas les « présupposés absolus » ?
    Dans ce cas, il y en a des tonnes… Je cherche !

    • Théo Duverger says

      Bonjour,
      Pourquoi j’utilise « présupposé absolu », simplement parce que ce terme de présupposé est très utilisé en hypnose, c’est une forme de suggestion indirecte et ce n’est donc pas un nouveau terme, loin de là, c’est un terme plutôt courant en PNL ou hypnose. Mais libre à toi, bien entendu d’utiliser « postulat ».

      Pour ma part je fais une différence entre « croyance » et « préjugé ».
      C’est intéressant de travailler sur ses croyances, d’aller les observer, les débusquer. Pour ensuite garder celles qui nous sont utiles et éliminer celles qui nous freinent.

  2. says

    ok
    Mais, d’après ce que tu as expliqué, concernant mes croyances limitantes, comment puis-je en avoir conscience ?
    Bien sûr, je peux estimer que telle croyance que j’ai est limitante et admettre que je ne sais pas aller au-delà parce que timide, ou lâche, ou procrastinateur, ou autre, mais le problème dans ce cas n’est plus le même.
    A la réflexion, je suis d’accord avec le fait que croyance et préjugé ne sont pas la même chose tout en ayant le point commun de retenir de faire certaines choses.

    • Théo Duverger says

      Demande toi si jusque là, dans ta vie, ces croyances t’ont plutôt servi ou desservi. Souvent une croyance limitante a une utilité.
      Je te donne un exemple, « je crois que je suis quelqu’un de fainéant » est semble-t-il une croyance limitante lorsqu’on est dans l’envie d’entreprendre (au sens général). Oui mais jusque là cette croyance m’a certainement été utile…à ne pas me lancer, à ne pas me mouiller, à ne pas prendre de risques et rester ainsi dans ma zone de confort et éviter (métaprogramme d’évitement) la peur, le risque d’être jugé (métaprogramme cadre de référence externe…)

      il faut bien mettre les croyances dans leurs contexte d’apparition. Et puis faire confiance à son intuition ou son inconscient si tu préfères ce terme.
      Lorsqu’on commence à travailler avec ces concepts, il faut savoir aller « au-delà » de ce que nous raconte les gens, sans les juger et encore moins faire de projection (Ce que la personne définit comme « fainéant » n’est peut-être absolument pas ma façon de comprendre le terme)

    • Théo Duverger says

      et pour répondre juste en PNL, métamodèle, sur ta deuxième phrase « comment sais tu que ta timidité, lâcheté…t’empêche d’aller « au-delà »
      ou encore « c’est quoi « au-delà »
      etc…

  3. says

    Je peux toujours trouver des justifications à mes croyances, sous entendu avec un sens positif (comme dans ton exemple de fainéant), mais à se demander aussi si elles ne sont pas de la mauvaise foi : on sait le vrai motif, mais on s’en invente d’autres (= ceux qu’on avouera).

    D’accord pour dire qu’il faut savoir aller au-delà de ce qui disent les gens et de ne pas les juger. Je les vois au contraire comme une aide, ils sont un miroir pour moi non ? même si leurs commentaires peuvent m’agacer.

    Pour ce que tu me demandes pour une réponse en PNL, je ne comprends pas bien. Par ex, je ne vais pas « au-delà » peut vouloir dire que je ne surmonte pas ma croyance parce que je suis timide pour parler.

    • Théo Duverger says

      1: peut-être. Certainement même. Et puis on se ment tellement qu’on finit par en faire une vérité, c’est amusant.

      2: Intéressant l’idée du miroir. Et je pense que lors d’un travail sur soi on peut conserver cette idée. Maintenant lorsqu’on est dans une démarche d’accompagnement, de coaching ou de thérapie, je crois qu’il faut oublier le miroir. Je dirais même s’oublier soi-même afin justement de ne pas « savoir » ce que dit la personne quand elle nous dit par exemple « je suis fainéante ». S’oublier c’est chercher à comprendre, à se fondre dans l’autre pour véritablement saisir au maximum ce qu’il veut nous dire.

      3:Euh…je suis un peu perdu là dans le fil de notre conversation. Quand je dis « au delà  » je veux dire, ne pas s’arrêter aux paroles. Ces paroles qu’on pourrait injustement interpréter en fonction de nos propres filtres. Aller au-delà c’est comprendre la syntaxe de l’autre, comprendre son concept, les images qu’il met sur ses pensées, les sons etc.

  4. says

    Point 2 : d’accord pour s’oublier mais pas trop quand même, car si tu « t’oublies » trop, si tu te « fonds dans l’autre » réellement, tu vas penser comme lui, donc être complètement d’accord en perdant ton esprit critique (au bon sens du terme).

    Ou alors, il faut opérer ensuite un retour sur soi pour retrouver son esprit critique, car le but est quand même d’aider l’autre, et on ne peut le faire que si on garde sa différence. Compliqué pour les méninges, cela dit.

    • Théo Duverger says

      Exactement et c’est là tout l’art du praticien. Ce que tu décris est ce qu’on appelle en PNL l’association/dissociation.
      Maintenant nous partons du postulat que c’est l’autre, le patient, qui s’aide lui même. Qui trouve les solutions à ses problèmes. Nous devons nous mettre véritablement au diapason pour l’aider à trouver lui-même la solution. Pour cela nous devons réellement tenter de lui ressembler le plus possible. Avoir le même langage, la même gestuelle, le même type d’accès à l’information stockée etc…

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