La motivation par le défi
La motivation par le défi
Paradoxalement, beaucoup de personnes sont motivées à l’idée de faire quelque chose qu’ils pensent ne pas pouvoir faire. Ou parce que quelqu’un d’extérieur leur dit qu’ils seront incapables de faire la chose en question.
Faire quelque chose qu’ils savent déjà faire n’est pas réellement motivant, il n’y a aucun défi, aucun enjeu à cela.
Mais réussir dans un domaine qui leur semble totalement lointain ou inconnu est une source originale de motivation.
Quand j’ai étudié les sports de combat, la plupart des élèves étaient très costauds, souples et jeunes. J’étais très mince et absolument pas souple! J’avais été handicapé par un pied cassé peu de temps auparavant et j’avais aussi en moyenne, 10 ans de plus que les autres. Mon Sensei m’a demandé avec curiosité pourquoi j’avais décidé de faire quelque chose qui ne convenait pas vraiment à ma morphologie, ayant jusqu’alors pratiqué l’escalade, qui me correspondait beaucoup mieux.
Je lui ai répondu qu’il n’y avait pas d’enjeu véritable à faire une chose pour laquelle j’avais naturellement quelques prédispositions. Je voulais un défi, ça, c’était mon moteur!
Les gens escaladent des montagnes parce qu’ils se jettent de grands défis et lorsqu’ils atteignent le sommet , ils sentent , eux aussi , qu’ils ont gagné en stature. L’enseignement tiré de l’expérience est au moins aussi important que l’expérience elle-même.
Jim Rohn , le grand gourou américain du développement personnel, a une métaphore très américaine (money is money) pour exprimer cela: « faites un million de dollars, non pas pour l’argent mais pour ce que l’expérience de faire ce million de dollars va faire de vous ».
Observez les sportifs de haut niveau. Combien d’entre eux se lancent de grands défis?
Voyez comme ces défis doivent être importants pour, chaque jour, se motiver à suer, à souffrir, à se couper de nombreux loisirs et distractions externes, simplement pour pouvoir briller le « jour J ».
Je ne peux m’empêcher de penser à Laure Manaudou, à Teddy Rinner, mais aussi à tous ces grands champions moins médiatisés qui s’entraînent sans relâche simplement pour atteindre leur but ultime. On ne lâche rien, on continue.
Pour tout dire, je ne sais pas quand vous lirez cette article, mais il est rédigé peu de temps après les JO d’hiver. C’est aussi à cette période que Renaud Lavillenie vient de faire tomber le record mondial du saut à la perche.

Quelle différence incroyable entre ces deux évènements. Si vous suiviez les JO, vous ne pouviez passer à côté des commentaires de certains sportifs, venus à Sotchi « pour gagner en expérience », « pour prendre le pouls d’une compétition Olympique », « pour voir un peu jusqu’où ils peuvent aller »…
Alors que pendant la même période, vous aviez un perchiste Français qui s’entraînait sans relâche, depuis sa plus tendre enfance avec tout d’abord des perches rudimentaires, et qui voulait à tout prix faire tomber le record de Serguei Bubka…malgré la différence impressionnante de physique entre eux.
Devinez un peu quels ont étés les résultats? A votre avis?
Le perchiste a fait tomber le record mondial
Les athlètes olympiques d’hiver…se sont contentés de l’expérience des JO…
En conclusion,
Pour certaines personnes, la motivation ultime passe par la création de défis vraiment fous. Et ce n’est pas tant par l’accomplissement de ce défi que par l’expérience engrangée que vous y gagnerez mais au moins, visez les étoiles.
Si vous ne visez pas l’excellence, vous n’atteindrez même pas la médiocrité.
Qu’en pensez-vous? Le champ des commentaires est là pour vous!




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